En bref
- La Route 66 relie Chicago à Santa Monica sur près de 3 945 km et traverse 8 États, mais son tracé d’origine ayant été déclassé en 1985, le voyage suit aujourd’hui un mélange de tronçons préservés, de routes secondaires et de portions signalées Historic Route 66.
- L’itinéraire idéal se parcourt en 2 à 3 semaines, avec une version plus rapide en 15 jours, un bon compromis en 19 jours et un voyage plus complet en 1 mois pour profiter davantage des haltes rétro, des détours et du tracé historique.
- Les étapes incontournables incluent Chicago, Saint-Louis, Springfield, Tulsa, Oklahoma City, Amarillo, Santa Fe, Albuquerque, Flagstaff, Kingman, Seligman et Santa Monica, avec des arrêts forts comme Cadillac Ranch, Adrian, le Route 66 Car Museum et le Petrified Forest National Park.
- Le budget pour faire la Route 66 varie selon le véhicule, l’hébergement et la saison, mais il faut généralement compter entre 2 000 et 5 000 € par personne pour un road trip complet, en incluant les grands postes comme la location de voiture, l’essence, les nuits sur place et les visites.
- La meilleure période va d’avril à octobre, avec une préférence pour le printemps et l’automne, quand les températures sont plus agréables et que les contrastes de paysages, entre grandes villes, plaines, désert et côte Pacifique, se découvrent dans les meilleures conditions.
La Route 66 est bien plus qu’une route : c’est une traversée de l’imaginaire américain. Entre Chicago et Santa Monica, cet itinéraire légendaire déroule près de 4 000 kilomètres de motels vintage, de diners rétro, de stations-service d’un autre temps, de villes fantômes et de paysages qui semblent sortis d’un film. Un voyage sur la Mother Road, c’est un saut dans l’âge d’or des États-Unis, avec ce petit frisson qui donne envie de rouler sans regarder l’heure.
Imagine-toi au volant d’une Cadillac ou d’une Harley-Davidson, traversant le continent dans un décor de western. Quel autre voyage pourrait te donner l’occasion de porter un chapeau de cow-boy, de siroter un milkshake dans un authentique diner au sol en damier, de te retrouver dans un village abandonné du Far West ou de regarder un vieux film dans un drive-in ? Plus qu’un road trip aux États-Unis, c’est un véritable pèlerinage à ciel ouvert parmi les vestiges du rêve américain.

Vue d’ensemble de l’itinéraire de la Route 66
Le tracé historique relie Chicago, dans l’Illinois, à Santa Monica, en Californie, en traversant 8 États et 3 fuseaux horaires : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie.
Au total, l’itinéraire de la Route 66 représente environ 3 945 kilomètres, soit 2 451 miles. C’est immense, presque déraisonnable, et c’est précisément ce qui la rend si fascinante.
Il faut toutefois savoir une chose avant de partir : la route d’origine a été déclassée en 1985. Cela signifie qu’elle n’existe plus officiellement dans son intégralité. Aujourd’hui, on suit un mélange de tronçons préservés, de routes secondaires et parfois d’Interstates qui ont remplacé le tracé initial. C’est pour cela que l’on croise souvent la signalisation Historic Route 66 le long du parcours.
Autrement dit, quand on parle de route 66 itinéraire, on ne parle pas d’une seule route continue, mais d’un voyage entre histoire, patrimoine et portions ressuscitées.

Une route chargée d’histoire et de mythes
Créée en 1926, la Route 66 fut la première grande route transcontinentale goudronnée des États-Unis. Elle a relié l’Est industriel au grand Ouest, facilitant les échanges, les départs, les exils et les rêves de recommencement.
Durant la Grande Dépression et les années du Dust Bowl, des milliers de familles l’ont empruntée en direction de la Californie, à la recherche d’une vie meilleure. Bien avant d’être une route touristique, elle fut donc une voie de migration, d’espoir et parfois de survie.
Plus tard, avec l’essor de l’automobile, elle est devenue la rue principale de l’Amérique, la fameuse Main Street of America. Motels lumineux, pompes Texaco, néons, enseignes Coca-Cola et diners familiaux se sont multipliés le long de la chaussée. Aujourd’hui encore, son charme un peu désuet continue de séduire les amateurs de vintage, de grands espaces et de culture populaire.
Combien de jours faut-il pour parcourir la Route 66 ?
Tout dépend de ton rythme. En théorie, il est possible d’en voir l’essentiel en 15 jours, mais ce sera soutenu. Pour profiter vraiment du voyage, mieux vaut prévoir 2 à 3 semaines. Et si tu rêves de suivre davantage le tracé historique, de t’arrêter dans les petites villes et de multiplier les détours, un mois n’est pas de trop.
- 15 jours : parfait pour une version condensée avec les étapes majeures.
- 19 jours : excellent compromis pour voir les incontournables sans courir en permanence.
- 3 semaines : rythme plus confortable, avec davantage d’arrêts iconiques.
- 1 mois : idéal pour les passionnés qui veulent suivre l’esprit de la Historic Route 66.
En moyenne, compte 250 à 300 miles par jour sur un rythme classique, sans oublier que le plaisir du voyage tient souvent aux pauses imprévues : une station-service abandonnée, un musée improbable, un diner perdu, un coucher de soleil sur le désert.

Étapes incontournables de la Route 66, d’est en ouest
Voici un itinéraire qui rassemble tous les plus beaux lieux à voir le long de la Route 66.
Chicago, le grand départ dans l’Illinois
Le voyage commence à Chicago, l’une des plus grandes villes des États-Unis. Avant de prendre la route, impossible de ne pas immortaliser l’instant devant le panneau officiel du départ. Entre gratte-ciel, architecture audacieuse et ambiance urbaine vibrante, la ville offre un contraste parfait avec les kilomètres de petites routes qui t’attendent ensuite.
En quittant Chicago, tu passes par Pontiac et Springfield, dans une ambiance déjà très Route 66, entre fresques murales, vieilles pompes et souvenirs d’Abraham Lincoln.
Le Missouri, entre Saint-Louis et Springfield
Le Missouri déroule près de 500 kilomètres emblématiques. À Saint-Louis, la silhouette du Gateway Arch marque symboliquement l’entrée vers l’Ouest. Tu peux même monter au sommet pour admirer le Mississippi et la ville vue d’en haut.
Puis vient Springfield, souvent considéré comme l’un des cœurs historiques de la route. C’est ici que l’on retrouve pleinement l’esthétique de la Mother Road : enseignes vieillies, motels rétro, musique blues et atmosphère délicieusement nostalgique. Si tu aimes les voitures anciennes, le Route 66 Car Museum mérite l’arrêt.
La courte mais culte traversée du Kansas
Le passage dans le Kansas est bref, à peine une quinzaine de kilomètres, mais il fait partie des étapes route 66 que l’on retient. Entre Galena, Riverton et Baxter Springs, tout semble figé dans les années 1950.
L’arrêt le plus célèbre se trouve à Galena, avec l’esprit de Cars dans l’air et des véhicules anciens qui semblent attendre depuis toujours le prochain voyageur.
L’Oklahoma, l’Amérique profonde
En Oklahoma, l’itinéraire prend de l’ampleur. Tu roules à travers des petites villes éloignées les unes des autres, ponctuées de diners, de châteaux d’eau et d’anciens puits de pétrole. Tulsa et Oklahoma City sont deux grandes escales.
À Tulsa, ne manque pas le Golden Driller et les enseignes néon emblématiques. À proximité, la baleine bleue de Catoosa fait partie des arrêts les plus décalés de la route. Puis Oklahoma City apporte un visage plus urbain, avec son quartier de Bricktown et son ambiance western contemporaine.
Le Texas et l’esprit XXL de la Mother Road
Le Texas ne se traverse pas discrètement. Ici, tout semble plus vaste, plus brut, plus spectaculaire. Amarillo est l’étape la plus célèbre, notamment grâce à Cadillac Ranch, cette installation artistique composée de vieilles Cadillac plantées dans le sol, nez vers le bas.
Un autre point marquant se trouve à Adrian, petite ville sans prétention mais hautement symbolique : c’est le point central de la Route 66, à 1 139 miles de Chicago et 1 139 miles de Santa Monica.
Le Nouveau-Mexique, entre adobe et grands espaces
Le Nouveau-Mexique apporte une autre couleur au voyage. À Santa Fe, l’architecture en adobe, les galeries d’art et l’atmosphère du sud-ouest américain offrent une parenthèse presque méditative. Puis Albuquerque prolonge cette ambiance avec son mélange de culture hispanique, de néons rétro et de grands horizons.
Cette partie de l’itinéraire permet aussi de ressentir la transition entre les grandes plaines et les paysages désertiques qui annoncent l’Arizona.
L’Arizona, la plus belle partie de la Route 66 ?
Beaucoup considèrent que l’Arizona est la plus belle portion de la Route 66. Et il faut bien reconnaître que l’argument se tient. Ici, la route prend des airs de cinéma permanent.
Tu passes par Petrified Forest National Park, l’un des rares parcs nationaux traversés par le tracé historique. Entre troncs fossilisés, badlands colorés et ambiance minérale, le détour est splendide. Puis viennent Flagstaff, Kingman et surtout Seligman, haut lieu du renouveau de la Route 66.
À Seligman, l’esprit de la route est partout. Enseignes vintage, boutiques improbables, voitures anciennes et le mythique Delgadillo’s Snow Cap Drive-In composent une halte culte. Non loin de là, un détour vers le Grand Canyon transforme le road trip en voyage grandiose.
La Californie et l’arrivée à Santa Monica
Après avoir traversé le désert des Mojaves, l’arrivée en Californie a quelque chose d’irréel. Le décor devient plus sec, plus minéral, puis soudain l’océan apparaît. À Santa Monica, la photo devant le panneau End of the Trail est presque un rite de passage.
La Santa Monica Pier marque l’aboutissement du voyage. On y termine la route avec le Pacifique en toile de fond, un peu fatigué, souvent ému, et avec l’impression d’avoir traversé bien plus qu’un pays.

Carte et navigation : comment suivre le bon tracé
Suivre la Route 66 demande un peu d’attention. Comme le tracé d’origine a été fragmenté, ton GPS ne suffit pas toujours si tu veux rester fidèle à l’esprit du voyage.
- Repère les panneaux Historic Route 66 quand ils sont présents.
- Évite les autoroutes quand c’est possible si tu veux conserver le tracé historique.
- Utilise un GPS, mais complète-le avec une carte détaillée ou un guide spécialisé.
- Prévois des détours : certains tronçons historiques ne sont pas continus.
L’idéal n’est pas de vouloir être parfait, mais de chercher l’équilibre entre fidélité au tracé, confort de route et plaisir de la découverte.
Les visites emblématiques à ne pas manquer
Au-delà des grandes villes, la Route 66 se savoure surtout dans ses arrêts inattendus. Voici quelques visites route 66 qui donnent au voyage sa saveur unique :
- Gateway Arch à Saint-Louis
- Route 66 Car Museum à Springfield, Missouri
- Blue Whale of Catoosa en Oklahoma
- Cadillac Ranch à Amarillo
- Adrian, point central de la route
- Historic Plaza de Santa Fe
- Petrified Forest National Park en Arizona
- Delgadillo’s Snow Cap Drive-In à Seligman
- Santa Monica Pier et le panneau de fin
Quel budget pour faire la Route 66 ?
Le budget route 66 dépend surtout de la durée du voyage, du type de véhicule, du niveau de confort recherché et du nombre d’activités prévues. Pour un road trip de deux à trois semaines, on peut viser une fourchette assez large.
| Poste de dépense | Budget économique | Budget confort |
|---|---|---|
| Location de voiture | 40 à 70 € / jour | 80 à 150 € / jour |
| Hébergement | 70 à 110 € / nuit | 130 à 220 € / nuit |
| Essence | 500 à 900 € au total | 500 à 1 100 € au total |
| Repas | 25 à 45 € / jour | 50 à 90 € / jour |
| Activités et visites | 150 à 300 € | 300 à 700 € |
En pratique, un road trip complet revient souvent à 2 000 à 5 000 € par personne, vols long-courriers inclus selon la saison et le niveau de confort. Le plus important est de trouver ton équilibre entre grandes étapes réservées à l’avance et liberté de t’arrêter là où la route t’appelle.
Quand partir sur la Route 66 ?
La meilleure période s’étend globalement de avril à octobre. Le printemps et l’automne sont souvent les saisons les plus agréables, avec des températures plus douces et une lumière superbe sur les paysages.
L’été est possible, bien sûr, mais certaines portions du Texas, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona peuvent devenir très chaudes. À l’inverse, autour de Flagstaff ou de certaines zones en altitude, les nuits peuvent être fraîches hors saison. C’est aussi ce qui fait le charme de cet itinéraire : chaque État a son rythme, sa météo, sa lumière.
Nos conseils pour organiser ton road trip Route 66
- Réserve tôt si tu voyages en haute saison, surtout pour la voiture et les hébergements iconiques.
- Choisis bien ton véhicule : voiture confortable, cabriolet, moto ou van selon ton style de voyage.
- Ne surcharge pas tes journées : la Route 66 se vit autant sur la route que dans les arrêts.
- Laisse de la place à l’imprévu : ce sont souvent les haltes non prévues qui deviennent les meilleurs souvenirs.
- Accepte les détours : le Grand Canyon, certains musées ou les vieux tronçons restaurés valent souvent quelques miles de plus.
Les plus belles portions de la Route 66
S’il fallait n’en retenir que quelques-unes, l’Arizona arriverait très haut dans la liste, avec Seligman, Kingman, Flagstaff et le détour vers le Grand Canyon. Le Nouveau-Mexique, avec Santa Fe et Albuquerque, offre lui aussi une ambiance visuelle et culturelle très forte. Quant au Texas, il marque les esprits par ses horizons immenses et l’iconique Cadillac Ranch.
Mais au fond, la plus belle partie de la Route 66 est peut-être celle que tu n’avais pas prévue : un vieux néon au crépuscule, un café perdu, un bout d’asphalte craquelé, ou une conversation avec quelqu’un qui vit là depuis toujours.
Si ce voyage te fait rêver, découvre aussi le voyage WeRoad sur la Route 66 : une aventure de groupe mythique pour traverser l’Amérique sur la route avec d’autres passionnés de grands espaces.
FAQ
- Quel est le sens idéal pour parcourir la Route 66 ?
-
Le plus classique est de voyager d’est en ouest, de Chicago à Santa Monica, dans le sens historique de la conquête de l’Ouest. C’est aussi le meilleur moyen de sentir l’évolution progressive des paysages et de vivre l’arrivée au Pacifique comme un vrai point d’orgue.
- Faut-il obligatoirement suivre tout le tracé historique ?
-
Non. Comme le tracé original n’est plus continu, il est normal d’alterner entre portions historiques, routes modernes et quelques Interstates. Le plus important est de conserver l’esprit du voyage et de privilégier les sections signalées Historic Route 66 quand c’est possible.
- La Route 66 se fait-elle mieux en voiture ou à moto ?
-
Les deux options fonctionnent très bien. En voiture, le voyage est plus confortable et plus simple à organiser. En moto, l’expérience est encore plus immersive et légendaire, surtout sur les longues portions désertiques. Le bon choix dépend surtout de ton style de voyage et de ton endurance.
- Peut-on faire la Route 66 avec des détours vers les parcs nationaux ?
-
Oui, et c’est même souvent une excellente idée. Le Grand Canyon est le détour le plus célèbre, mais le Petrified Forest National Park s’intègre aussi très naturellement au parcours. Il faut simplement prévoir quelques jours de marge pour ne pas transformer le road trip en course contre la montre.
- Quelle partie de la Route 66 est la plus authentique ?
-
Beaucoup de voyageurs citent l’Arizona, notamment autour de Seligman, Kingman et Flagstaff, ainsi que certaines portions du Missouri et de l’Oklahoma. Ce sont des zones où l’on ressent encore très fort l’esthétique, la nostalgie et l’âme de la Mother Road.